Cours Lieutaud, Marseille

    Olivier Bocquet, directeur du Tangram Lab, a reçu jeudi 18 janvier 2018, le prix coup de cœur du jury, catégorie innovation et architecture pour la mer, du concours international de la Fondation Rougerie pour son projet BiolumReef.

     

    Biolum Reef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie MIO Treex

    Le BiolumReef ©Treex, Tangram Lab & MIO

     

    Porté par Olivier Bocquet du Tangram Lab, François Desruelles de Treex et Lisa Tanet, Laurie Casalot et Christian Tamburini du MIO, le projet BiolumReef, un récif habité éco-vertueux, a été conçu pour répondre à la fragilisation de l’écologie marine des îles du Frioul. Cet archipel situé dans le Parc National des Calanques et épicentre géographique de Marseille, la capitale mondiale de l’univers sous-marin, est aujourd’hui menacé par de nombreux phénomènes négatifs : déchets divers, arrachage des herbiers à posidonie, érosion du trait de côte, pollutions multiples…

    Pour lutter contre cette fragilisation, BiolumReef propose une réponse biomimétique avec un triple objectif : préserver et essaimer la biodiversité marine, offrir un lieu d’échanges et mettre en place un cycle éco-vertueux.

    Polyfonctionnel et bioluminescent, le récif sera imprimé à partir de déchets plastiques et permettra de favoriser l’essaimage de la biodiversité marine. Il offrira une barrière naturelle au grand large dont la houle, portée par le mistral et les vagues d’étrave des ferries, érode inlassablement le trait de côte. Il va également produire sa propre énergie électrique (houlomotrice et solaire). En outre, le récif permettra une canalisation des bateaux en faveur d’une navigation propre et un mouillage en dehors des herbiers à posidonie.

    Il accueillera également trois habitats semi-immergés et autonomes, dédiés à la collaboration avec les océans, à la création artistique et au partage de la connaissance. Le triptyque programmatique, découvrir – créer – transmettre, a pour objectif la complémentarité des disciplines scientifiques et artistiques au service du plus grand nombre. Ainsi, laboratoires scientifiques, départs d’explorations sous-marines, ateliers de design, fabriques de matériaux, traitement des déchets, amphithéâtres et salles d’exposition jalonneront le parcours aquatique du public.

    BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
    BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
    BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
    BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
    BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
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    Enfin, BiolumReef propose un cycle éco-vertueux, «energy free» et dépolluant dans lequel les déchets se transforment en ressources. Les déchets organiques et plastiques ainsi que les eaux noires seront le moteur de la production de biomasse algale, d’éclairage bioluminescent, d’énergie renouvelable, d’eau potable, de sel, de nourriture variée et de l’impression 3D du récif. A mesure que nous dépolluons, nous créons les conditions d’une vie autonome ayant un impact positif sur l’environnement.

    Le récif, habité par une multitude d’espèces en son sein comme à sa périphérie, sera le lieu de promenades sous-marines interactives avec le monde marin.

    BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
    BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
    BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
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    La Fondation Jacque Rougerie - Institut de France
    
    Les prix de la Fondation Jacques Rougerie - Institut de France ont pour objectif d’offrir aux architectes, designers, ingénieurs, et urbanistes une occasion 
    unique de proposer des projets novateurs, audacieux et disruptifs. Ces projets architecturaux fondés sur des progrès émergents, une vision prospective et 
    des compétences transversales - science, sociologie, climatologie, géographie, etc. - doivent répondre aux grands enjeux environnementaux actuels et à 
    venir pour une plus grande responsabilité industrielle et technique. Ils doivent tenir compte des préceptes du développement durable et contribuer à 
    l’intégration de la mer et l’espace dans le développement de notre société : matériaux innovants comme les tuiles solaires, techniques et avancées 
    fondamentales en termes de conception et d’élaboration, d’économie en matière d’énergie ou de ressources naturelles, de recyclabilité, etc.
    
    Architecte visionnaire né en 1945, Jacques Rougerie mène de front ses deux passions, la mer et l’architecture. 
    Il fonde ses recherches et ses réalisations sur le principe de biomimetisme, tout en tenant compte du développement durable. Il construit des habitats, des 
    laboratoires sous-marins, des centres de la mer, des vaisseaux à coque transparente, des musées subaquatiques et projette des villages et des lieux de vie 
    sous la mer afin de sensibiliser le plus grand nombre à la beauté et au rôle fondamental de la mer dans la grande histoire de l’humanité. 
    Il est élu en 2008 à l’Institut de France – Académie des Beaux-Arts. Son projet phare, SeaOrbiter, fait la synthèse de plus de 30 ans de recherches innovantes dans les domaines de l’architecture marine et sous-marine. Inspiré depuis toujours par l’œuvre de Jules Verne, il en a adopté la maxime :
     « Tout ce qu’un homme est capable d’imaginer, d’autres hommes seront capables de le réaliser ».

    Jeudi 23 novembre, l’Aéroport Marseille Provence a dévoilé le projet d’extension de son terminal principal MP1, et de la création d’une darse sur piste.

    Aéroport Marseille Provence Tangram Architectes Foster + Partners WSP

    Perspective de façade de l’aéroport Marseille Provence en 2022 – ©Foster+Partners

    Ce projet d’envergure sera piloté par le groupement Foster + Partners (mandataire), Tangram (architectes associés), WSP (BET pluridisciplinaire), Airbiz (planificateur aéroportuaire), Cyprium (économiste) et Eodd (BET Environnemental). AMP démarre ici une métamorphose nécessaire qui permettra à terme d’offrir une meilleure expérience passager et des infrastructures modernisées et flexibles aux futurs voyageurs.

    « L’ambition de l’Aéroport Marseille Provence est de s’affirmer comme la référence des aéroports régionaux européens, pour la qualité de services rendus aux clients et l’excellence opérationnelle.» détaille Jean-Paul Ourliac, Président du Conseil de Surveillance.

    Ancrage dans le territoire

    Le nouveau terminal rend hommage au territoire qu’il dessert : matériau, architecture, disposition des espaces, tout est fait pour rappeler la culture provençale. Le groupement s’est ainsi inspiré de l’art de vivre provençal et des figures urbaines qui y sont associées telles que le Cours Urbain, le Quai ou encore le Marché. Le Cours et le Quai correspondent parfaitement à l’espace dédié aux différents flux et permettent de le structurer. Ils mêlent le mode de vie dedans/dehors propre au Sud avec la présence d’arbres à l’intérieur du terminal et une ouverture sur le ciel de Provence et la lumière naturelle grâce aux percées zénithales dans la toiture et aux façades transparentes. Le Marché se matérialise quant à lui dans le cœur même du nouveau terminal. Il devient espace de vie et de transit où se côtoient restaurants, boutiques et services.

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    Passenger first

    Un des principes fondamentaux du projet, l’expérience passager, est au cœur de la réflexion du groupement. Le concept s’articule autour du passager et de ses attentes. Cela a permis de faire émerger de grandes lignes directrices : fluidification des parcours, lisibilité de la signalétique, concentration des services. Cette réflexion se concrétise par la création d’un cœur d’aérogare, point de convergence des départs et des arrivées, le cœur devient à la fois première rencontre avec le territoire et dernier lieu de passage. Cette nouvelle centralité redistribue la disposition des lieux d’accueil et d’attente, les fusionnant avec les terrasses des commerces pour faire naître une diversité de postures et d’expérimentation des espaces. Ce choix multiple s’attache à répondre au plus près aux exigences de chaque passager, lui offrant ainsi une expérience personnalisée. La recherche de bien-être des passagers se retrouve également dans un cheminement plus simple avec des points de dépôt et de contrôle modernisés, flexibles et évolutifs, réduisant ainsi les files d’attentes et le stress engendré pour le voyageur.

     

    Quelques chiffres :
    Dimensions du Cœur :
    Longueur (alignement Pouillon) : 116 m
    Largeur : 88 m (dont porte à faux de 22 m inclus + projection de 10 m brise soleil côté piste)
    Hauteur sous face toiture : 19.60 m
    Hauteur finie toiture : 22.10 m
    Dimensions de la jetée :
    Longueur : 265 m
    Largeur : 35 m
    Hauteur : 13 m
    Création de 7 nouvelles passerelles

     

    Tangram Architectes Foster + Partners WSP Aéroport Marseille Provence

     

    Fiche Technique : 
    Année : En cours – 2022 (Cœur d’aéroport) – 2027 (Jetée d’embarquement)
    Maître d’ouvrage : Aéroport Marseille Provence
    Architectes : Foster + Partners (mandataire), Tangram (architectes associés)
    Bureau technique pluri-disciplinaires : WSP
    Planificateur aéroportuaire : Airbiz
    Economiste : Cyprium
    BET environnemental : Eodd
    Equipe Tangram :
      – Études : Emmanuel Dujardin, David Colas, Pierre de Saint-Vincent, George-Emmanuel Njike,
      – Chantier : Jérome Guigon, Pascal Ferreira
    Programme : Création d’un cœur d’aérogare et d’une darse côté piste
    Surface : 120 000 m² SDP
    Montant des travaux : 173 M€ H.T.

     

    Tangram, associé au groupement mené par Devillers & Associés (mandataire), Ingérop, 8’18’’ et Réussir l’Espace Public, a été désigné pour transformer la rocade du Jarret en boulevard urbain.

    Le Jarret Tangram Devillers Marseille

    Vue sur l’angle Square Sidi Brahim et le boulevard Sakakini / ©AMGraphisme pour Devillers & Associés, Tangram, Ingérop, 8´18” et Réussir l’espace public

    Le Jarret évoque à Marseille la rocade de contournement de la ville. Pourtant, le Jarret est une rivière, venant du massif de l’Etoile et se jetant dans l’Huveaune. Busée depuis les grands travaux d’infrastructures de 1955, elle a disparu du paysage marseillais pour laisser la place à une large route très empruntée, encombrée et bruyante, ménageant 6 voies de circulation mais des trottoirs réduits et encombrés. Par sa connexion à l’autoroute A7 au Nord et à l’autoroute A50 au Sud, le Jarret constitue actuellement l’unique itinéraire de contournement de la ville. La complète réalisation de la L2 et du Boulevard Urbain Sud permettra de reporter le trafic de transit sur une infrastructure ainsi dédiée et aménagée en conséquence, permettant aux quatre boulevards qui constituent la rocade du Jarret (Maréchal Juin, Françoise Duparc, Sakakini, Jean Moulin) de retrouver une fonction de desserte inter quartier. L’opportunité de cette requalification complète du Jarret est de transformer radicalement la rocade en un boulevard urbain en déployant une stratégie de reconquête des espaces publics fondée sur le développement de nouveaux usages.

     

    Le Jarret Tangram Devillers Marseille

    Vue depuis le boulevard Jean Moulin, à hauteur du Campus de la Timone / ©AMGraphisme pour Devillers & Associés, Tangram, Ingérop, 8´18” et Réussir l’espace public

     

    Pour ce faire, le projet tend à gommer les stigmates routiers : suppression du terre-plein central, modification des carrefours en supprimant le fonctionnement en giratoire percé, création de larges trottoirs et d’une piste cyclable, augmentation du nombre de passages piétons,  plantations généreuses… Dans le cadre de ce projet, Tangram a pour mission de concevoir, en étroite collaboration avec l’agence Devillers & Associés, la section comprise entre le boulevard Chave et l’avenue de la Blancarde.

     

    Le Jarret Tangram Devillers Marseille

    Vue depuis le parvis de la piscine Vallier / ©AMGraphisme pour Devillers & Associés, Tangram, Ingérop, 8´18” et Réussir l’espace public

     

    La rivière du Jarret a laissé quelques traces : ses méandres impriment leurs mouvements à la voirie. Autour du square Vallier, l’espace public s’agrandit, donnant l’occasion d’évoquer la rivière. Un puits, sur le trottoir, donne à voir la rivière ; un jeu de lumière l’éclaire. Le projet prend sa source ici pour s’immiscer dans le square, agrandi, largement végétalisé, où l’offre de jeux est renouvelée et enrichie d’une dimension aquatique : l’eau devient ludique. Le parvis de la piscine du complexe Vallier est, quant à lui, redessiné : le sol du boulevard s’étire jusqu’au pied du stade Vallier où se ménage des agrès sportifs.

     

    La requalification du Jarret vient s’inscrire, au même titre que  la transformation du Cours Lieutaud et la création du boulevard Urbain Sud, dans l’agenda de la mobilité métropolitaine, présenté vendredi 01 décembre par M. Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille et président de la métropole Aix-Marseille Provence, au coté de Mme Martine Vassal, président du Conseil Départemental des Bouches du Rhône.

     

     

     

    Fiche Technique :
    Maître d’ouvrage : Métropole Aix-Marseille Provence – Direction des Infrastructures
    Concepteurs :  Devillers et Associés (mandataire), Tangram, 8’18’’, Réussir l’Espace Public
    Bureau d’études associé : Ingerop
    Equipe Tangram : Laure de Buzon, Ulrike Schiermeier, Joséphine Pinatel
    Programme : requalification d’espace public et de voirie sur 3.7 km
    Montant des travaux : 54 M€ H.T.

    Rebaptisé « City Center Vieux-Port », le centre d’affaires et de congrès du World Trade Center Marseille Provence situé à la rue Henri Barbusse a fait peau neuve. Cette réhabilitation de grande ampleur a été menée par le pôle Architecture Intérieure de l’agence Tangram.

     

     

    Pour le World Trade Center Marseille Provence, propriétaire des lieux, la requalification de ce bâti des années 80 était un projet à ambition nationale et internationale qui faisait suite à l’ouverture à Paris de leur espace George V. Démarrés en 2016, les travaux ont été effectués en 2 parties. La première phase de réhabilitation portait sur le projet de « City Business Center », situé aux 2e & 3e étages. La surface initiale a été triplée et accueille aujourd’hui 660m² d’espaces à la fois privés et collaboratifs. La seconde phase des travaux, comprenant une partie du rez-de-chaussée et le niveau mezzanine, a permis la création d’un accueil monumental et la refonte complète du centre de congrès. Celui-ci baptisé « City Event Center » combine autour d’une agora de 400m², une salle de conférence de 390 places, un espace de travail collaboratif : Le Marseille Citylab et 11 salles de réunions modulables.

     

    City Center Marseille ©Tangram
    City Center Marseille ©Tangram
    City Center Marseille ©Tangram
    City Center Marseille ©Tangram
    City Center Marseille ©Tangram
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    Business place emblématique, le City Center Vieux-Port se renouvelle à travers un concept unique, imaginé par l’équipe d’Architecture Intérieure de Tangram, reposant sur la création d’une identité forte et reconnaissable : un motif géométrique aléatoire, imaginé à partir du W de l’enseigne. Ce motif est à l’origine de chaque élément signature du concept. La Box,  conçue pour filtrer la transparence et créer des zones plus intimes au cœur des grands volumes, les immenses comptoirs d’accueil, la « Bubble » : signal et poste de communication du Marseille Citylab, la signalétique. La palette de teintes choisies pour l’aménagement intérieur – blanc mat, noir brillant, gris béton et bois blond – dévoile une allure à la fois moderne et élégante et crée une identité visuelle reconnaissable au premier coup d’œil. Les façades existantes ont été remises en valeur par le biais d’insertions graphiques contemporaines redéfinissant une lecture claire de l’entrée principale où l’on peut désormais découvrir en grandes lettres blanches l’identité retrouvée du lieu : World Trade Center Marseille Provence. La restructuration du site a libéré l’espace et a permis d’y apporter la lumière naturelle, qui faisait tant défaut avant les travaux de rénovation, en commençant par la percée verticale créée entre le rez-de-chaussée et la mezzanine puis par le traitement des espaces de la couronne périphérique en transparence.

     

    City Center Marseille ©Tangram
    City Center Marseille ©Tangram
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    Cette trame lumineuse associée au jeu de succession des Boxes traversantes organise l’espace en diverses entités proposant des zones d’échanges libres ou privatisées autour de la grande salle de congrès, en cohérence avec les nouveaux modes de travail et de réunion, plus informels, plus nomades, favorisant les échanges et la convivialité. Après la rénovation du City Center Vieux-Port, le World Trade Center Marseille Provence continue son expansion puisque un second site marseillais investira les 29e et 30e étages de La Marseillaise, sous le nom de Sky Center. L’équipe d’architecture intérieure de Tangram est de nouveau en charge de la création de l’identité intérieure de ces espaces de 1300m² et 900m².

     

    Fiche Technique :
    Maître d’ouvrage : World Trade Center Marseille Provence
    Architecte : Tangram
    Bureaux d’études : ST Ingénierie, R2M et Igetec
    Equipe Projet : Eléa Paoli, Claire Annicchiarico, Jérémy Lopez, Gwenaëlle Le Bris
    Programme : Restructuration de l’ensemble du bâti et création d’un concept intérieur
    Surface : 2.500 m² SDP

    Ce mercredi 25 octobre, le renouveau des Anciennes Blanchisseries des Hospices Civils de Lyon a été officiellement acté avec la pose de la première pierre.

     

    Blanchisseries des Hospices Civils de Lyon Tangram Cogedim

    Vue entrée Nord, rues Sainte-Geneviève et Germain – ©AMGraphisme pour Tangram

     

    La cérémonie a eu lieu en présence de M. Képénékian, Maire de Lyon, M. Kimelfeld, Président de la Métropole Lyonnaise, M. Blache, Maire du 6ème arrondissement de Lyon accompagnés de nombreux élus, en présence d’Altarea Cogedim et des agences d’architecture Tangram (mandataire) et AU*M. Sur le site des anciennes blanchisseries des Hospices Civils de Lyon, les engins de chantier se sont tus le temps de la cérémonie de pose de la première pierre.

    Au milieu des grands draps blancs tendus, en clin d’oeil à l’histoire du lieu, les élus Lyonnais ont signé la plaque en aluminium et béton gravée à l’image du projet 6ème par Nature, symbole du renouveau du site.

     

     

    Ce projet fait suite à un concours lancé par les Hospices Civils de Lyon pour la transformation de leurs Blanchisseries. Tout le projet s’appuie sur le dialogue entre une architecture industrielle rationnelle du bâtiment conservé et son interprétation contemporaine pour un programme neuf de logements. Le projet se développe autour d’un cœur d’îlot de 5000m² avec kiosque, et propose un programme mixte et intergénérationnel où les logements sociaux et en accession côtoient un foyer pour jeunes actifs et une résidence seniors.

     

    Blanchisseries des Hospices Civils de Lyon Tangram Cogedim

    Vue côté parc – ©AMGraphisme pour Tangram

     

    Une partie commerciale est installée le long du Cours Lafayette, comprenant commerces de bouche et de services, afin de reconnecter l’îlot au quartier en développant sa fonction de lieu de vie et de passage. Rythme, couleurs claires, matières, tout évoque la transposition de deux époques autour du jardin collectif réinventé.

     

    Blanchisseries des Hospices Civils de Lyon Tangram Cogedim

    Vue du Cours Lafayette – ©AMGraphisme pour Tangram

     

    Les façades sont rythmées par de grandes verticales, reprenant la trame porteuse du bâtiment des anciennes blanchisseries.  Le tout repose sur un socle massif qui ceinture l’îlot laissant apparaître un cœur végétal par les fameux passages traversants, les traboules, et les grilles du parc qui permettent la privatisation du jardin aux résidents en nocturne.  Le choix s’est porté sur une couleur claire pour les façades, neuves et anciennes, afin d’homogénéiser l’îlot et faire un clin d’œil à l’ancienne activité de blanchisserie du site.  Un certain contraste s’affirme sur les menuiseries et serrureries de l’ensemble par une teinte gris moyen plus soutenue. L’ensemble possède ainsi une cohérence tout en affirmant une écriture propre à chaque partie.  C’est de l’articulation entre conservation et création qu’émerge la qualité du tout.  Aucune hiérarchie n’est établie entre les parties, c’est du contraste qui s’opère entre elles que naît la mise en valeur de chacune.

     

    Blanchisseries des Hospices Civils de Lyon Tangram Cogedim

    Vue côté rue d’Inkermann – ©AMGraphisme pour Tangram

     

    Fiche Technique :
    Maîtres d’ouvrage : Altarea Cogedim – Grand Lyon Habitat
    Architectes : Tangram (mandataire), AU*M
    Equipe projet : Hervé le Roy, Camille Thomas, Agnieszka Noskowicz, Jérôme Guigon, Candice Cassar, Mireille Sorg, Ulrike Schiermeier
    Programme : 92 logements, 56 logements en résidence jeunes actifs, 100 logements en résidence seniors, école de danse, espace bien-être, salle de sport, pôle médical, crèche de 35 places, local associatif, restaurant et parking de 131 places
    Surfaces : 17.750 m² SDP + 4.825 m² d’espaces verts
    Montant des travaux : 20 M€ H.T.