« Terre de Garance », le projet d’aménagement de l’ancienne friche industrielle Rousselot à Aubagne, remporte la Pyramide d’Argent du prix de l’Esthétique immobilière 2014.

 

Le palmarès 2014 des Pyramides d’Argent, concours organisé par la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI) de Provence, a été dévoilé le jeudi 27 mars 2014 à Marseille. Ce concours, destiné à promouvoir la qualité, le savoir-faire et l’innovation, distingue les programmes répondant à des critères de performance thermique, d’intégration environnementale, de durabilité et d’esthétique. Cette année, Pitch Promotion et Tangram Architectes ont remporté la Pyramide d’Argent du Prix de l’Esthétique Immobilière 2014 pour le programme « Terre de Garance ».

Ce projet d’aménagement propose un enchaînement d’espaces publics, allant de l’Huveaune aux terrains de la pépinière. Il s’agit de créer un quartier à part entière, un morceau de ville, venant se greffer au tissu urbain déjà existant par une mixité fonctionnelle, avec la création de logements, de commerces et de services, entraînant aussi une mixité de logements sociaux couplés à une offre de logements libres.

L’aménagement du site Rousselot est lié à la réalisation du tramway, et à son positionnement par rapport au centre-ville. Le principe de ce projet de restructuration et renouvellement urbain est de créer des parcours qui s’intègrent dans l’épaisseur des nouveaux quartiers, à partir des stations de transport en commun.

Le traitement qualitatif des places et placettes, des espaces collectifs, des liaisons piétonnes, larges et arborées, permet la création du lien social et facilite la liaison de cette friche industrielle au reste de la Ville.

L’architecture des bâtiments est volontairement contemporaine. Les bâtiments, du R+2 au R+4, sont de forme simple, à toiture terrasse, rythmés de fenêtres aléatoires, jeux de vantelles et brise-soleils. Chaque immeuble a une identité propre mais garde une cohérence de langage et de matière.

FICHE TECHNIQUE DU PROJET :
Maître d’ouvrage : PITCH PROMOTION
Maître d’œuvre : Tangram Architectes
Bureaux d’études associés : Berim (Structure et vrd), G2I (Thermique), Igetec (Acoustique), Celsius et Next Environnement (QEB)
Programme : Réalisation d’un ensemble résidentiel de 353 logements dont 273 sociaux et 80 en accession libre, de commerces et aménagements extérieurs, en entrée de ville
Surface : 30.932 m² SDP
Montant des travaux : 32 M€ H.T.

L’Intercontinental Marseille-Hôtel Dieu a remporté le MIPIM Award 2014 du « Meilleur immeuble rénové ».

 

La reconversion de l’Hôtel-Dieu est le seul projet français à avoir été primé cette année. Il concourrait dans la catégorie « Meilleur immeuble rénové » face à trois autres projets d’envergure : la rénovation d’un centre d’appels aux Etats-Unis, la transformation d’un bâtiment des années 70 en un paysage urbain contemporain de grande hauteur aux Pays-Bas et la rénovation de la base d’hydravions de Tallinn en Estonie. Chaque année, les MIPIM Awards, organisés à l’occasion du Marché international des professionnels de l’immobilier (MIPIM) de Cannes, décernent des prix à des projets immobiliers marquants à travers le monde.

LE PROJET ET SES ACTEURS

Intercontinental Hôtel Dieu Marseille Tangram ©GabrielleVoinot

Entrée de l’Intercontinental Hôtel-Dieu – ©Gabrielle Voinot

 

La reconversion de l’Hôtel-Dieu de Marseille en hôtel 5 étoiles a nécessité huit années d’études et de travaux. Anthony Béchu (mandataire) et Tangram ont mené la conception puis la réalisation de ce projet aux côtés d’Axa (investisseur), de Cogédim (promoteur) et d’InterContinental (exploitant). L’architecture intérieure a été réalisée par Jean-Philippe Nuel, Tangram et Volume ABC. Les études techniques ont été menées par Egis Bâtiment.

Pour plus d’information sur le projet de l’Hôtel-Dieu, veuillez consulter l’article dédié : L’intercontinental Hôtel-Dieu de Marseille ouvre ses portes au public

Plus d’images du projet de lHôtel-Dieu ici.

 

 

Intercontinental Hôtel Dieu Marseille Tangram ©GabrielleVoinot

Façade de l’Intercontinental Hôtel-Dieu, vue de nuit – ©Gabrielle Voinot

TANGRAM ARCHITECTES ACHÈVE LA CONSTRUCTION À AIX-EN-PROVENCE DE L’ENSOLEILLÉE, PREMIER PARC TERTIAIRE EN STRUCTURE 100% BOIS ET À ÉNERGIE POSITIVE, DONT LE CHANTIER AVAIT DÉBUTÉ AU PRINTEMPS 2012.

 

Premier de ce type en France, ce parc tertiaire est l’expression du nouveau concept Ywood Business développé par Nexity, selon un principe de construction en structure bois massif.
Retrouvez ci-dessous un petit focus en vidéo du chantier mois par mois :

Les étapes du chantier du Parc de l’Ensoleillée

 

Inscrit dans une démarche BEPOS (bâtiment à énergie positive), le projet garantit une livraison rapide et d’excellentes performances énergétiques pour un prix équivalent à celui d’une construction traditionnelle. Cet ensemble tertiaire se compose de 5 bâtiments, d’un parking de 140 places couvertes par une pergola métallique végétalisée, d’un parc à vélos et de bornes de rechargement pour des voitures électriques. Le parc totalise une surface de 6 650 m2, avec deux bâtiments de 1 195 m2, un de 2 160 m2, un de 1 209 m2, un de 890 m2.

En avance sur les réglementations, cet ensemble de bureaux est le fruit d’une éco-conception qui utilise un principe de construction en panneaux bois massif, à l’exception des fondations et de la dalle du rez-de-chaussée. Ce procédé constructif garantit non seulement un chantier propre mais également une architecture esthétique, modulable, et écologique, et met met l’accent sur la rapidité de mise en œuvre.

Le projet, dont le bilan carbone est excellent, a déjà été classé en 2010 « Niveau d’Or » (stade conception) et en 2013 (stade réalisation) au titre des Bâtiments Exemplaires Méditerranéens, dans le cadre d’un Appel à Projets lancé par l’ADEME, le Conseil régional PACA et l’Association Bâtiments Durables Méditerranéens (BDM). L’opération a été récompensée par la Fédération des Promoteurs Immobiliers des Bouches-du-Rhône (FPI) lors de la remise des Pyramides d’Argent. Elle a reçu le Prix de l’Innovation 2013. Ce prix distingue chaque année un projet remarquable pour sa qualité de construction, son innovation, son esthétique, et ses performances énergétiques.

FICHE TECHNIQUE DU PROJET :
Surface : 6 650 m2 HON sur 5 bâtiments R+2 : deux de 1 195 m2, un de 2 160 m2, un de 1 209 m2, un de 890 m2
Maître d’ouvrage : Nexity Ywood Business
Commercialisation : DBX Conseil et Colliers
Architecte : Tangram Architectes avec le concours de Samuel Poutoux (atelier WOA)
AMO Environnemental (bilan carbone) : SINTEO
BE Fluides et Thermique : BG Ingénieurs Conseils
Gros-œuvre structure bois : Altibois / Arbosphère
OPC : Innovia Bureau de contrôle : Qualiconsult
Système constructif : Structure en panneaux bois massif
Caractéristiques énergétiques : 1 217 m2 de panneaux photovoltaïques. Parc à énergie positive. Équipements PAC réversible air-eau, VMC double flux. Services Bornes véhicules électriques, parkings vélos.
Surface : 6.650 m² SDP
Montant des travaux : NC

Le Vieux-Port de Marseille : un projet récompensé
Le projet de réhabilitation du Vieux-Port de Marseille s’est vu attribuer le Prix de l’Aménagement Urbain 2013 dans la catégorie territoires métropolitainsChaque année, les prix de l’Aménagement Urbain organisés par le Groupe Moniteur distinguent les projets les plus marquants achevés…

Le projet de réhabilitation du Vieux-Port de Marseille s’est vu attribuer le Prix de l’Aménagement Urbain 2013 dans la catégorie territoires métropolitains

 

Chaque année, les prix de l’Aménagement Urbain organisés par le Groupe Moniteur distinguent les projets les plus marquants achevés au cours des douze derniers mois.
Les aménagements peuvent porter sur différents éléments : espaces paysagers et végétalisés, traitement des sols et de la voirie, mobiliers urbains et signalétique. Ils concernent aussi bien une stratégie globale sur l’ensemble de la commune ou de l’intercommunalité que des interventions ponctuelles sur un quartier central ou périphérique, un site privilégié, un espace privé ouvert au public ou une séquence telle qu’un boulevard ou qu’une entrée de ville.

Les lauréats sont classés selon trois catégories : territoires ruraux, territoires urbains et territoires métropolitains. Le jury s’est réuni à Paris le 14 octobre 2013 et a décerné trois prix et une mention lors de cette onzième édition.

Parmi les projets réalisés en « territoires métropolitains », le jury a récompensé le projet du réaménagement du Vieux-Port de Marseille.

Point de rencontre, signal à l’échelle de la ville, l’ombrière a été dessinée par Foster + Partners, et la réalisation en a été confiée à Tangram Architectes –  © Leslie Verdet

Conçu par le groupement Michel Desvigne, paysagiste mandataire / Foster + Partners / Tangram Architectes / Ingérop / Yann Kersalé, le projet prévoit plusieurs tranches de restructuration :
– L’aménagement des quais du Vieux-Port entre le Parvis de la Mairie et la Place aux huiles, la restructuration du plan d’eau sur le même périmètre, et la fermeture du bas de la Canebière à la circulation, ont constitué La 1ère phase, livrée en 2013.
Cette opération mêle habilement et en toute simplicité réduction de la circulation autour des quais, création d’une zone 30, aménagement de plateaux piétons en pierre de granit sur 35 000 m2, mise en place de huit nouvelles estacades, installation d’une ligne de mobiliers urbains spécifiques. Une première étape remarquée de la transformation engagée du centre-ville de Marseille…
– La seconde phase (2015 – 2017) prévoit la prolongation de la semi-piétonisation jusqu’aux Forts Saint Nicolas et Saint Jean, des études du glacis sur le bassin carénage, la création de la Chaîne des parcs, ainsi que l’étude du Plan Guide et de la Charte des Espaces Publics sur les 400 hectares du centre-ville.

Ainsi, ce projet d’aménagement porte tout d’abord sur la création de quais unis et continus, vastes plateaux accessibles aux piétons, et sur une forte réduction de la circulation automobile.
La Chaîne des Parcs qualifiera avec force l’entrée du Vieux-Port.

Les clubs nautiques ont été installés directement sur l’eau. Ils libèrent ainsi l’espace qu’ils occupaient sur les quais, au profit des piétons.  100% du linéaire de quais est désormais accessible – © MDP – Foster + Partners – Tangram Architectes – Ingérop – Y. Kersalé

Le jury comprend les maîtres d’oeuvre des opérations primées aux Prix de l’Aménagement urbain de l’année précédente, et également des urbanistes, paysagistes ou architectes reconnus, des maîtres d’ouvrages et des journalistes. L’opération sera présentée par son maître d’ouvrage et ses maîtres d’œuvre le 5 décembre 2013, au Palais des Congrès de Paris.

Feu vert pour l’hôtel Toyoko-Inn à Marseille
Tangram Architectes va pouvoir lancer la construction de l’hôtel Toyoko-Inn, établissement 2* de 231 chambres sur l’avenue du Général Leclerc à Marseille.Le Conseil d’Etat a rejeté le pourvoi intenté par la SCI Karous qui avait attaqué le permis de construire…

Tangram Architectes va pouvoir lancer la construction de l’hôtel Toyoko-Inn, établissement 2* de 231 chambres sur l’avenue du Général Leclerc à Marseille.

 

Le Conseil d’Etat a rejeté le pourvoi intenté par la SCI Karous qui avait attaqué le permis de construire du projet. Cette décision met un terme au long combat judiciaire engagé par la société japonaise; en 2011, Albert Haddad, dirigeant de la SCI Karous, avait attaqué l’autorisation administrative au motif qu’elle violait les règles d’urbanisme. A l’appui, il invoquait, entre autres, le non-respect du règlement de la Zac St-Charles, ou des problèmes de circulation dans le secteur.

Cet hôtel sera le premier du genre construit en Europe par le groupe nippon qui possède 250 hôtels au Japon, et qui a choisi Tangram Architectes pour s’implanter pour la première fois hors d’Asie.

Construire le premier hôtel d’une chaîne nippone en Europe implique d’intégrer les symboles culturels japonais dans un site Méditerranéen. C’est sur l’enveloppe du bâtiment que Tangram Architectes a incorporé les codes de l’architecture japonaise contemporaine, caractérisée par la simplicité des formes, des couleurs et l’exécution maîtrisée des détails.

L’hôtel, bloc monolithique immaculé, se dresse comme un signal aux portes de Marseille. Première façade frontale de la Ville, il renvoie la lumière forte du soleil. Le volume d’une grande pureté de la façade est ponctué de meurtrières, évoquant la calligraphie et la juxtaposition des enseignes verticales si répandues au Japon. Disposées selon un rythme aléatoire, ces ouvertures impriment un mouvement original à la paroi : ainsi est-il difficile de compter le nombre d’étages et la cadence des chambres derrière la façade.

Les vitres, placées au nu intérieur des façades, sont découpées par l’ombre du soleil, accentuant les volumes et contrastes. Elles sont protégées par des volets ouvrants à l’anglaise, de la même teinte que la peau, en façades Est, Ouest et Sud. Côté Est, le bâtiment se détache du sol, face à l’escalier qui descend de la gare Saint Charles. L’escalier semble pouvoir se glisser sous le volume blanc, comme une invitation à entrer dans l’hôtel.

FICHE TECHNIQUE DU PROJET :
Année : 2015
Maître d’ouvrage : Toyoko-Inn
Assistance à la maîtrise d’ouvrage : Alpimage
Architecte : Tangram Architectes
Programme : construction d’un hôtel 2* de 231 chambres
Surface : 6 580 m² SDP
Coût : 10 M€ H.T.

Tangram Architectes ose le bois
Construire en bois, c’est choisir un matériau durable, polyvalent et économique. Dans cette optique, Tangram Architectes met en place une démarche de prospection basée sur ses références en matière d’architecture bois.Le bois s’impose comme un matériau incontournable en pleine évolution.…

Construire en bois, c’est choisir un matériau durable, polyvalent et économique. Dans cette optique, Tangram Architectes met en place une démarche de prospection basée sur ses références en matière d’architecture bois.

 

Le bois s’impose comme un matériau incontournable en pleine évolution. Il contribue à tous les niveaux à l’émergence de nouveaux produits, notamment dans le domaine de l’architecture.
L’action de Tangram Architectes s’inscrit dans la volonté de devenir un acteur incontournable de l’architecture bois auprès des décideurs et maîtres d’ouvrage publics et privés.
Découvrez parmi les références de Tangram Architectes les projets d’architecture bois.

Bureaux – Le Parc de l’Ensoleillée (Aix-en-Provence), 2013

Ce programme de bureaux est le premier campus tertiaire de France en structure bois à énergie positive. Il se compose de 5 bâtiments totalisant près de 6650 m², de parkings, d’un parc à vélos et de bornes de rechargement pour des voitures électriques. Ce concept constructif innovant permet une grande rapidité de mise en oeuvre d’une part, et surtout une immense liberté architecturale.

Clubs nautiques (Marseille – 13), 2013

Sur le Vieux Port de Marseille, les clubs nautiques ont été installés directement sur l’eau. L’architecture conçue par Foster & Partners est sobre, brute, faite à partir d’éléments en chêne massif, assemblés de manière volontairement rustique, pour affirmer l’aspect utilitaire et portuaire. Le suivi de l’exécution des clubs a été mené par Tangram Architectes.

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Pavillon Four Cubes (Le Puy-Sainte-Réparade – 13), 2010

Ce projet réunit, sur les terres de Château La Coste, art, architecture et vin. Le propriétaire a souhaité faire de la totalité du domaine une œuvre architecturale et artistique. Il a confié la mission d’orchestration à Tangram Architectes, qui a suivi l’exécution du « Four Cubes to contemplate our environnment » imaginé par Tadao Ando. Un bâtiment épuré tout en bois brut en dialogue avec la nature.

Enseignement – Lycée Valbonne (Valbonne – 06), 2007

Un préau en structure bois lamellé-collé vient s’harmoniser avec le reste du bâtiment, minéral, blanc – grège. La mixité bois/béton pour ce préau rend possible une large palette de lignes architecturales, pour un bâtiment de caractère, entre tradition et modernité.

Bureaux – Orsay Physics (Fuveau – 13), 2005

Ce bâtiment, regroupant des laboratoires pour la recherche et la fabrication de nanoscopes, a été construit avec une ossature bois. Ce système, qui offre la possibilité de créer des espaces plus libres avec de grandes ouvertures, a permis la mise en place de baies vitrées, porteuses de lumière et transparence dans le bâtiment.

Bureaux – Saint Thomson (Château l’Arc, Fuveau – 13), 2000

Le centre de formation en construction bois comprend des amphithéâtres et des espaces de bureaux articulés autour de patios. Le projet, minimaliste, est guidé par l’état initial du terrain, sans relief, et s’intègre dans le parc du Château paysagé. La disposition des lames renforce l’horizontalité du bâtiment.

Maison de retraite – Résidence le Garlaban (Marseille Montolivet – 13), 2001

Extension de la Résidence de l’Etoile, cette unité de 60 lits prolonge le bâtiment existant. Le bois trouve sa place sur les façades des patios orientés vers le jardin. La pose horizontale du bardage offre une impression de grandeur et semble indiquer la direction du jardin. les brise-soleil font la liaison entre les usagers et le ciel, ils sécurisent l’espace en apportant intimité et réduction d’échelle.

Tangram Architectes intervient sur le Prado
Tangram Architectes remporte le concours organisé par la Ville de Marseille pour la réalisation d’un îlot sur l’avenue du Prado, aux côtés d’Eiffage Immobilier Méditerranée et Les Nouveaux Constructeurs.Un projet mixte au coeur du PradoSitué sur l’avenue du Prado, entre…

Tangram Architectes remporte le concours organisé par la Ville de Marseille pour la réalisation d’un îlot sur l’avenue du Prado, aux côtés d’Eiffage Immobilier Méditerranée et Les Nouveaux Constructeurs.

 

Un projet mixte au coeur du Prado

Situé sur l’avenue du Prado, entre le boulevard de Louvain et l’Impasse du Gaz à Marseille, ce programme, visant à répondre à toutes les attentes du quartier, propose une résidence de 145 logements pour 9 395 m², une surface de commerces de 1 080 m², et un espace de bureaux de 145 m².

Pour les architectes, construire en Provence signifie construire à partir des éléments naturels, de l’orientation du soleil, du vent, faire des coeurs d’îlot abrités du vent, et largement plantés.
Construire à Marseille, c’est construire à l’image de la ville, calcaire et lumineuse, mettre en oeuvre la masse et la matière pour magnifier l’architecture méditerranéenne.
Construire sur le Prado implique de participer à l’axe historique, à l’identité de la ville, et donc de travailler avec de matériaux nobles, avec retenue et prestance.

Le concept architectural

Le projet raconte l’évolution de la matière par l’œuvre du temps, la transformation d’une pierre originelle, claire et massive, par l’action des intempéries, de l’eau, qui la creusent et forment un canyon. Les façades intérieures se creusent, la végétation pousse entre les strates. La nature prend possession des lieux, elle s’immisce et se développe dans les interstices du cœur d’îlot.
Construire un îlot complet, c’est raconter une histoire qui parle des tous ces éléments et prend en compte le tissu urbain du Prado, pour en compléter la forme. Le projet de Tangram Architectes est l’expression d’une dichotomie entre l’extérieur de l’îlot, puissant, noble, droit, taillé, la ville, et l’intérieur, creusé, chaotique, naturel, le jardin.

Concept architectural du concours pour le boulevard de Louvain et avenue du Prado à Marseille

Un cœur d’îlot végétal et naturel

Depuis le Prado, le bloc monolithique, blanc, massif, agit comme un rempart protecteur avec ses murs épais. La simplicité du volume est rythmée par des fenêtres, dont la taille est adaptée en fonction des différentes orientations, et une diversification des hauteurs du bâti sur la façade sud du Boulevard de Louvain.

L’ensemble est réparti sur 3 bâtiments, articulés autour d’un jardin entièrement végétalisé. Vues de l’intérieur, les façades semblent avoir été creusées, comme une roche érodée laissant apparaître des strates. A travers ces strates, données par l’alignement horizontal des jardinières et des gardes-corps, pousse la végétation, du sol aux façades. Ainsi, un fort contraste s’établit entre les parois urbaines extérieures et celles de l’intérieur. Le jardin crée une transition entre les logements et la rue, et une circulation piétonne nécessaire pour atteindre les halls d’immeuble. Depuis le boulevard de Louvain, l’alternance entre le bâti et les respirations végétales permettent au promeneur d’apercevoir cet espace de détente inattendu.

FICHE TECHNIQUE DU PROJET :
Livraison : 2016.
Maître d’ouvrage : Eiffage Immobilier Méditerranée et Les Nouveaux Constructeurs
Architectes : Tangram Architectes
BET : ALTO Ingenierie
Programme : 145 logements (9 395 m² SDP), une surface commerciale (1 080 m² SDP), bureaux (145 m² SDP)
Localisation : intersection 1, Boulevard de Louvain / Avenue du Prado / Impasse du Gaz, Marseille
Surface : 10 620 m² SDP

L’Hôtel-Dieu de Marseille, un riche patrimoine architectural

 

Marseille est dotée d’un riche patrimoine architectural dont l’Hôtel-Dieu est une des pièces majeures. Inscrite dans un projet d’urbanisme de réouverture du site de l’ancien hôpital à la ville, la réhabilitation de ce bâtiment historique répond à des problématiques complexes.

Lauréats du concours lancé par la ville de Marseille en 2006, avec Axa Real Estate (investisseur), Altaréa Cogedim (Promoteur), Intercontinental (exploitant), et Egis (BET), Anthony Béchu et Tangram Architectes ont relevé le défi de la transformation de l’Hôtel-Dieu en hôtel de luxe nouvelle génération. La décoration intérieure a été confiée à Jean-Philippe Nuel, Tangram Architectes et Volume ABC, la mise en lumière a été réalisée par Côté Lumière.

Il a ouvert ses portes au public ce 26 avril.

Le Patrimoine construit

Fondé en 1188 par la Confrérie du Saint-Esprit, puis démoli et reconstruit aux XVIIIe et XIXe siècles par les architectes Mansart de Sagonne, Blanchet, Brun et Nolau, il est aujourd’hui inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques pour les éléments remarquables que constituent ses façades en pierre de taille, ses escaliers monumentaux et sa toiture.

Un monument tel que l’Hôtel-Dieu de Marseille, nécessitait avant toute intervention que les architectes mènent une étude historique approfondie, et c’est sur la base de cette étude qu’ils ont pu prendre les grandes options d’organisation du programme et de fonctionnement intérieur de l’hôtel.

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Le projet de réhabilitation de l’Hôtel-Dieu de Marseille

Le bâtiment, respecté et dépouillé de ses ajouts successifs, déploie en regardant la mer sa façade lumineuse à la symétrie militaire, flanquée de deux ailes sur quatre niveaux.
L’Hôtel-Dieu compte 194 chambres dont 22 suites. 72 d’entre elles offrent une vue imprenable sur le Vieux-Port. L’hôtel compte par ailleurs 2 restaurants, 1 bar, 1 centre de conférences, 1 spa, 1 fitness, 1 piscine intérieure, 1 espace culturel, ainsi que 2 patios situés en partie arrière du monument.

Le projet est complété en partie Nord-Est du site, par un programme de 85 logements, tournés vers le Panier.

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Emission France 3 – diffusion le 27 mars 2013