Vendredi 18 mai, le Toyoko Inn Marseille Saint Charles, premier hôtel de la chaîne nippone en France, a été inauguré dans la tradition japonaise avec une cérémonie Shinto suivie du Kagami Biraki (geste inaugural) et du Sanbonjime pour clôturer cet évènement et lancer l’ouverture officielle de l’hôtel au public.

 

La cérémonie d’inauguration de ce projet de longue haleine, s’est déroulée en présence de Mme Maïko Kuroda (PDG de Toyoko Inn), M. Akira Takeda (consul du Japon à Marseille), M. Paul Colombani (Directeur général Adjoint d’Euroméditerranée), Mme Lisette Narducci (Maire du 2e & 3e arrondissement de Marseille et conseillère départementale), Mme Dominique Vlasto (adjointe au Maire, déléguée au Tourisme, conseillère métropolitaine Aix Marseille Provence), M. Guy Teissier (ancien président d’Euroméditerranée, député) et d’Emmanuel Dujardin, président de l’agence Tangram, architecte du projet.

 

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Construire le premier hôtel d’une chaîne japonaise en Europe, c’est réfléchir à l’image d’une marque par rapport à ses origines, par rapport à ce qui la différencie des marques déjà présentes en Europe, par rapport à ce qui pourrait faire penser à son pays, suggérer sans trop en dire. Dans l’inconscient collectif Européen, les images d’enseignes verticales, juxtaposées, successives, de hauteurs irrégulières, fragmentées, ramènent inévitablement au Japon.

Créer une identité à la marque Toyoko Inn en Europe c’est imaginer un langage architectural reconnaissable, identifiable, reproductible tout en s’adaptant aux sites.

Construire à Marseille, sur Euroméditerranée, c’est penser à la lumière, à l’ombre, à l’opposition Nord-Sud, aux couleurs claires.

C’est sur l’enveloppe du bâtiment que Tangram a incorporé les codes de l’architecture japonaise contemporaine, caractérisée par la simplicité des formes, des couleurs, et l’exécution maîtrisée des détails. L’hôtel, bloc monolithique immaculé, se dresse comme un signal aux portes de Marseille.
Première façade frontale de la Ville, il renvoie la lumière forte du soleil.

 

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Le projet est long, 64 m sur l’avenue du Général Leclerc, et il est important de ne pas renforcer cette longueur par la répétitivité du programme. Le choix du rythme aléatoire, verticalement, et horizontalement, à l’image des enseignes de Tokyo, permet de former un paysage, des tâches, des nuances, plutôt qu’un rythme qui donnerait la mesure du bâtiment.

Le volume d’une grande pureté de la façade est ponctué de fenêtres de dimensions et d’épaisseur différentes, positionnées suivant un rythme aléatoire, évoquant la calligraphie et la juxtaposition des enseignes verticales si répandues au Japon.
Cette disposition imprime un mouvement original à la paroi : ainsi est-il difficile de compter le nombre d’étages et la cadence des chambres derrière la façade.

La façade arrière, tournée vers la ville, vers le Sud, est construite suivant la même logique, aléatoire, avec un jeu de brises-soleil verticaux s’inspirant des kakémonos japonais.

Côté Est, face à l’escalier descendant en venant de la gare Saint Charles, le volume se détache du sol.
L’escalier semble pouvoir se glisser sous le volume blanc, c’est une invitation à entrer dans l’hôtel.

 

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Côté Sud, à l’abri de la circulation, du flux de voitures, des cars et piétons, se déploie un jardin clos, à l’abri de toute nuisance, un espace reposant pour l’œil et pour l’esprit.
Côté ville, le minéral domine avec de l’enrobé, du béton.Dans le jardin, le minéral prend des formes naturelles : une mare de gravillons épouse des rochers posés tel des îles. Ces derniers sont de forme irrégulière, de surface rugueuse.
Cette surface à la fois reposante et animée est cadrée par des plantations : des couvre-sols comme le muguet du Japon puis des arbustes en forme libre ou taillée.
Des petits arbres mettent des accents ici et là avec leurs formes caractéristiques.
La limite du jardin est marquée par un matériau naturel, une clôture en chaumes de bambous.

Ce jardin est évidemment inspiré par l’art des jardins japonais.
Le choix des plantes, lui, s’adapte à notre climat méditerranéen : des essences locales pour les arbustes utilisés, avec quelques touches très japonaises (Erable du Japon, Bambous, Muguet du Japon).

 

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Fiche Technique du Toyoko Inn Marseille Saint - Charles : 
Maîtrise d’Ouvrage : Toyoko Inn Co
Architecte : Tangram
Mission Tangram : Conception (hors Architecture Intérieure), Maitrise d’œuvre d’exécution, Paysage
Equipe projet : Emmanuel Dujardin, Franco Russo, Amira Mouaki, Jérôme Guigon, Christophe Flachaire, Laure de Buzon, Ulrike Schiermeier
Bureaux d’études : G2i, Garnier
Entreprises Générales : Travaux du Midi (phase A), Toyoko Inn Germany (phase B)
Bureau de contrôle / CSPS : Veritas
Coordinateur Sécurité Incendie : Namixis - SsiCoor
Programme : Construction d’un hôtel de 267 chambres, catégorie 2*
Surface : 6.191 m² SDP

 

Dossier de presse téléchargeable ici

A Toulon, Le Métropolitain prend forme
Située en plein centre ville de Toulon, place de la Liberté, la tour TPM construite à la fin des années 60 par Alfred Henry pour accueillir le siège de la Caisse d'Epargne a commencé sa transformation. Ce projet de réhabilitation, baptisé «…

Située en plein centre ville de Toulon, place de la Liberté, la tour TPM construite à la fin des années 60 par Alfred Henry pour accueillir le siège de la Caisse d’Epargne a commencé sa transformation.

 

Ce projet de réhabilitation, baptisé « Le Métropolitain », propose une intervention respectueuse portant sur un dialogue avec l’architecture environnante.

Il s’agit à la fois de conserver l’aspect sculptural de l’édifice et de mettre en avant la modernité du bâtiment tout en confortant l’attractivité du centre-ville, entre boulevards, gares et places, par un projet qui crée de l’activité au niveau de la Place de la Liberté et de son tissu urbain du XIXème siècle.

 

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Cette réorganisation architecturale permet de densifier l’îlot par la création d’une mixité programmatique. Les bureaux actuels sont transformés par réhabilitation, modification et extension, en lieu d’habitation, en espace commercial et en hébergement hôtelier.

 

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FICHE TECHNIQUE DU PROJET LE METROPOLITAIN :
 Maître d’ouvrage : Altarea Cogedim
 Architecte : Tangram
 Équipe projet : David Colas, Guillaume Vassallo, Elena Utenkova, Jérémy Lopez, Claire Annicchiarico, Jérôme Guigon, Olivier Couvret
 Programme : Réhabilitation et transformation d’un bâtiment « patrimoine du XXe siècle » en hôtel 4* de 98 chambres, 28 logements neufs, 17 logements 
 réhabilités, commerces et bureaux
 Surface : 8.386 m² SDP
 Montant des travaux : 14 M€ H.T.
 Photographies : Serge Demailly

Mardi 24 avril a eu lieu la cérémonie des Pyramides d’Argent 2018 de la région lyonnaise organisée par la Fédération des Promoteurs Immobiliers. A cette occasion, le projet 6e par Nature, développé par Tangram pour Cogedim, a reçu le prix de la Mixité Urbaine.

 

Cette pyramide, parrainée par Chevreuse Courtage, prime les ensembles urbains s’inscrivant à la fois dans un environnement marqué par des services, à la personne, aux entreprises, à l’enfance, à la culture, et répondant également à un besoin de parcours résidentiel, à l’intérieur même du quartier ou en fonction du tissu local.

Blanchisseries des Hospices Civils de Lyon Tangram Cogedim 6e par Nature

6e par Nature, côté Cours Lafayette – ©AMGraphisme pour Tangram

Ce projet fait suite à un concours lancé par les Hospices Civils de Lyon pour la transformation de leurs Blanchisseries. Tout le projet s’appuie sur le dialogue entre une architecture industrielle rationnelle du bâtiment conservé et son interprétation contemporaine pour un programme neuf de logements.

Le projet se développe autour d’un cœur d’îlot de 5000m² avec kiosque, et propose un programme mixte et intergénérationnel où les logements sociaux et en accession côtoient un foyer pour jeunes actifs et une résidence seniors.

Une partie commerciale est installée le long du Cours Lafayette, comprenant commerces de bouche et de services, afin de reconnecter l’îlot au quartier en développant sa fonction de lieu de vie et de passage.

 

Blanchisseries des Hospices Civils de Lyon Tangram Cogedim 6e par Nature

Vue côté parc – ©AMGraphisme pour Tangram

 

FICHE TECHNIQUE DU PROJET 6E PAR NATURE :  
Maître d’ouvrage : Altarea Cogedim 
Architectes : Tangram (mandataire), AU*M 
Equipe projet : Hervé le Roy, Camille Thomas, Agnieszka Noskowicz, Jérôme Guigon, Candice Cassar, Mireille Sorg, Ulrike Schiermeier 
Programme : 92 logements, 56 logements en résidence jeunes actifs, 100 logements en résidence seniors, école de danse, espace bien-être, salle de sport, pôle médical, crèche de 35 places, local associatif, restaurant et parking de 131 places 
Surfaces : 17.750 m² SDP + 4.825 m² d’espaces verts 
Montant des travaux : 20 M€ H.T.

Jeudi 19 avril, la Fédération des Promoteurs Immobiliers a dévoilé le palmarès des Pyramides d’Argent 2018 pour la région Provence.

Déjà récompensée par le prix du Grand Public lors des Pyramides d’Argent 2016, la résidence Osmoz, conçue par Tangram pour Sifer Promotion, a reçu lors de ce gala, le prix de la Mixité Urbaine.

Cette pyramide, parrainée par Chevreuse Courtage, prime les ensembles urbains s’inscrivant à la fois dans un environnement marqué par des services, à la personne, aux entreprises, à l’enfance, à la culture, et répondant également à un besoin de parcours résidentiel, à l’intérieur même du quartier ou en fonction du tissu local.

 

Osmoz - Pont de Vivaux Marseille Tangram Sifer Promotion Art

La résidence Osmoz à Pont de Vivaux – ©AMGraphisme pour Tangram

 

Le projet Osmoz situé sur une ancienne friche industrielle s’est développé à partir du Castorama Saint-Loup. L’enseigne souhaitait construire un bâtiment commercial avec parking, Tangram et Sifer y ont vu l’opportunité de développer un projet plus complet, apportant des logements et des commerces de proximité dans un quartier en plein expansion (site du futur échangeur Florian et du métro Saint-Loup)

 

Osmoz - Pont de Vivaux Marseille Tangram Sifer Promotion

Perspective de la résidence Osmoz, côté Ouest – ©AMGraphisme

 

 

FICHE TECHNIQUE DU PROJET OSMOZ :
Maître d’ouvrage : Sifer Promotion
Architecte : Tangram
Équipe projet : Hervé Le Roy, Gonzalo Gretter, Neïla Bendjelida, Barbara Vialette, Alexis Morillas, Jérôme Guigon, 
Romuald Cailly, Lucas Buti
BET : Garcia Ingénierie et Secmo
Programme : 354 logements collectifs, Commerces, Bureau et Parkings RT2012
Surface : 23.330 m² SDP (dont 20.477m² de logements et 2.850 m² de commerces)
Montant des travaux : 26 M€ H.T.

 

Le programme de logements Visio du projet toulonnais, le Métropolitain, conçu par Tangram pour Cogedim, a rejoint le palmarès des Pyramides d’Argent 2018 en recevant le prix Bas Carbone.

 

Cette pyramide, parrainée par EDF, encourage le développement des innovations dans les bâtiments en faisant la promotion des solutions connectées et des services contribuant au bien-être des occupants, notamment par des solutions permettant de réduire l’empreinte carbone  des logements.

Pour répondre aux exigences du bas carbone, la partie logement du projet Le Métropolitain a été développée autour de deux certifications :

  • NF logement pour la partie des logements neufs
  • Certification « patrimoine & habitat, label rénovation énergétique pour la partie réhabilitée

 

Le Métropolitain Visio Toulou Cogedim Réhabilitationt Art

Le Métropolitain, place de la Liberté à Toulon – ©AMGraphisme pour Tangram

 

Édifié à la fin des années 1960 par l’architecte Alfred Henry pour accueillir le siège de la Caisse d’Épargne, ce projet avait été choisi pour son audace et sa modernité : Une architecture moderne typique du XX e siècle, caractérisée par sa composition surprenante dans le paysage architectural toulonnais de l’époque, et labellisée « Patrimoine du XXe siècle », le 15 mars 2007, par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles)

Le projet de réhabilitation de l’Hôtel de la Communauté d’Agglomération, dite « Le Métropolitain » propose une intervention respectueuse portant sur un dialogue avec l’architecture environnante. Garder l’aspect sculptural de l’édifice, mettre en avant la modernité du bâtiment et conserver l’idée de signal dans le tissu urbain de Toulon.

 

 

FICHE TECHNIQUE DU PROJET LE METROPOLITAIN : 
Maître d’ouvrage : Altarea Cogedim 
Architecte : Tangram 
Équipe projet : David Colas, Guillaume Vassallo, Elena Utenkova, Jérémy Lopez, Claire Annicchiarico, Jérôme Guigon, Olivier Couvret 
Programme : Réhabilitation et transformation d’un bâtiment « patrimoine du XXe siècle » en hôtel 4* de 98 chambres, 28 logements neufs, 17 logements  
réhabilités, commerces et bureaux 
Surface : 8.386 m² SDP 
Montant des travaux : 14 M€ H.T.

Situé sur l’ancien site des Blanchisseries des Hospices Civils de Lyon, le projet 6e par Nature commence à dessiner le nouveau visage de cet îlot en plein centre ville.

Ce projet fait suite à un concours lancé par les Hospices Civils de Lyon pour la transformation de leurs Blanchisseries. Tout le projet s’appuie sur le dialogue entre une architecture industrielle rationnelle du bâtiment conservé et son interprétation contemporaine pour un programme neuf de logements. Le projet se développe autour d’un cœur d’îlot de 5000m² avec kiosque, et propose un programme mixte et intergénérationnel où les logements sociaux et en accession côtoient un foyer pour jeunes actifs et une résidence seniors.
Une partie commerciale est installée le long du Cours Lafayette, comprenant commerces de bouche et de services, afin de reconnecter l’îlot au quartier en développant sa fonction de lieu de vie et de passage.

 

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Fiche Technique du projet 6e par Nature : 
Maître d’ouvrage :  Altarea Cogedim
Architectes :  Tangram (mandataire), AU*M
Equipe projet : Hervé le Roy, Camille Thomas, Agnieszka Noskowicz, Jérôme Guigon, Candice Cassar, Mireille Sorg, Ulrike Schiermeier
Programme : 92 logements, 56 logements en résidence jeunes actifs, 100 logements en résidence seniors, école de danse, espace bien-être, salle de sport, pôle médical, crèche de 35 places, local associatif, restaurant et parking de 131 places
Surfaces : 17.750 m² SDP et 4.825 m² d’espaces verts
Montant des travaux : 20 M€ H.T.

Au cœur de Marseille, à l’angle de la rue des Feuillants et de la Canebière, l’ilot du futur hôtel Mercure Canebière poursuit sa mue.
Si de l’extérieur rien n’est visible à travers les palissades dressées le long de la façade, l’intérieur du site a été méticuleusement mis à nu, révélant parfois de belles surprises aux équipes du Groupe Fondeville, Maître d’ouvrage et Tangram, architecte du projet.

 

L’îlot haussmannien, composé à l’origine de 5 bâtiments d’habitations, a subi de multiples modifications au fil du temps, ce qui l’a transformé en véritable défi technique, avec entre autres, la découverte d’une armature métallique de type Eiffel mais aussi une impressionnante structure bois

Mercure Canebière
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L'îlot du futur Hôtel Mercure Canebière poursuit sa mue - ©Jérôme Cabanel
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La réhabilitation de l’îlot en hôtel **** s’inscrit dans les grands projets du plan Ambition centre-ville, mis en place par la ville de Marseille, la Métropole Aix-Marseille Provence et le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, dont l’objectif est de redynamiser le centre de Marseille pour le rendre plus attractif.

La situation centrale du lieu et la diversité des activités proposées permettra de varier les usages, d’élargir l’amplitude horaire de fréquentation du site et de faire de l’hôtel, un élément « phare » dans le renouveau de ce quartier.

L’îlot Canebière – Feuillants conservera son architecture originelle, de type haussmannienne, avec une rénovation complète et à l’identique des façades (toit compris), menuiseries et vitrines, dans l’esprit des boutiques qui animaient la Canebière autrefois, tandis que le concept intérieur déclinera l’imagerie marseillaise et l’artisanat d’antan dans quelques-unes de ses caractéristiques subtilement revisitées de manière contemporaine. La tomette et le carreau de ciment seront, entre autres, exploités sous diverses formes.

 

FICHE TECHNIQUE DU PROJET :
Maître d’ouvrage : Groupe Fondeville
Assistant à la maîtrise d’ouvrage : Agir Promotion
Exploitant :  Arrelia
Architecte : Tangram
Entreprise : François Fondeville
Equipe projet : Franco Russo, Laure Masfrand, Stéphane Descamps, Sophie Ize, Claire Annicchiaricco, 
Christophe Flachaire, Romuald Cailly, Jérôme Guigon
Programme : Transformation du bâti en un hôtel ****, une brasserie et un commerce
Surface : 3.752 m² SDP
Montant des travaux : 8 M€ H.T.

Olivier Bocquet, directeur du Tangram Lab, a reçu jeudi 18 janvier 2018, le prix coup de cœur du jury, catégorie innovation et architecture pour la mer, du concours international de la Fondation Rougerie pour son projet BiolumReef.

 

Biolum Reef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie MIO Treex

Le BiolumReef ©Treex, Tangram Lab & MIO

 

Porté par Olivier Bocquet du Tangram Lab, François Desruelles de Treex et Lisa Tanet, Laurie Casalot et Christian Tamburini du MIO, le projet BiolumReef, un récif habité éco-vertueux, a été conçu pour répondre à la fragilisation de l’écologie marine des îles du Frioul. Cet archipel situé dans le Parc National des Calanques et épicentre géographique de Marseille, la capitale mondiale de l’univers sous-marin, est aujourd’hui menacé par de nombreux phénomènes négatifs : déchets divers, arrachage des herbiers à posidonie, érosion du trait de côte, pollutions multiples…

Pour lutter contre cette fragilisation, BiolumReef propose une réponse biomimétique avec un triple objectif : préserver et essaimer la biodiversité marine, offrir un lieu d’échanges et mettre en place un cycle éco-vertueux.

Polyfonctionnel et bioluminescent, le récif sera imprimé à partir de déchets plastiques et permettra de favoriser l’essaimage de la biodiversité marine. Il offrira une barrière naturelle au grand large dont la houle, portée par le mistral et les vagues d’étrave des ferries, érode inlassablement le trait de côte. Il va également produire sa propre énergie électrique (houlomotrice et solaire). En outre, le récif permettra une canalisation des bateaux en faveur d’une navigation propre et un mouillage en dehors des herbiers à posidonie.

Il accueillera également trois habitats semi-immergés et autonomes, dédiés à la collaboration avec les océans, à la création artistique et au partage de la connaissance. Le triptyque programmatique, découvrir – créer – transmettre, a pour objectif la complémentarité des disciplines scientifiques et artistiques au service du plus grand nombre. Ainsi, laboratoires scientifiques, départs d’explorations sous-marines, ateliers de design, fabriques de matériaux, traitement des déchets, amphithéâtres et salles d’exposition jalonneront le parcours aquatique du public.

BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
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Enfin, BiolumReef propose un cycle éco-vertueux, «energy free» et dépolluant dans lequel les déchets se transforment en ressources. Les déchets organiques et plastiques ainsi que les eaux noires seront le moteur de la production de biomasse algale, d’éclairage bioluminescent, d’énergie renouvelable, d’eau potable, de sel, de nourriture variée et de l’impression 3D du récif. A mesure que nous dépolluons, nous créons les conditions d’une vie autonome ayant un impact positif sur l’environnement.

Le récif, habité par une multitude d’espèces en son sein comme à sa périphérie, sera le lieu de promenades sous-marines interactives avec le monde marin.

BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
BiolumReef Tangram Lab Olivier Bocquet Fondation Rougerie Treex MIO
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La Fondation Jacque Rougerie - Institut de France

Les prix de la Fondation Jacques Rougerie - Institut de France ont pour objectif d’offrir aux architectes, designers, ingénieurs, et urbanistes une occasion 
unique de proposer des projets novateurs, audacieux et disruptifs. Ces projets architecturaux fondés sur des progrès émergents, une vision prospective et 
des compétences transversales - science, sociologie, climatologie, géographie, etc. - doivent répondre aux grands enjeux environnementaux actuels et à 
venir pour une plus grande responsabilité industrielle et technique. Ils doivent tenir compte des préceptes du développement durable et contribuer à 
l’intégration de la mer et l’espace dans le développement de notre société : matériaux innovants comme les tuiles solaires, techniques et avancées 
fondamentales en termes de conception et d’élaboration, d’économie en matière d’énergie ou de ressources naturelles, de recyclabilité, etc.

Architecte visionnaire né en 1945, Jacques Rougerie mène de front ses deux passions, la mer et l’architecture. 
Il fonde ses recherches et ses réalisations sur le principe de biomimetisme, tout en tenant compte du développement durable. Il construit des habitats, des 
laboratoires sous-marins, des centres de la mer, des vaisseaux à coque transparente, des musées subaquatiques et projette des villages et des lieux de vie 
sous la mer afin de sensibiliser le plus grand nombre à la beauté et au rôle fondamental de la mer dans la grande histoire de l’humanité. 
Il est élu en 2008 à l’Institut de France – Académie des Beaux-Arts. Son projet phare, SeaOrbiter, fait la synthèse de plus de 30 ans de recherches innovantes dans les domaines de l’architecture marine et sous-marine. Inspiré depuis toujours par l’œuvre de Jules Verne, il en a adopté la maxime :
 « Tout ce qu’un homme est capable d’imaginer, d’autres hommes seront capables de le réaliser ».